une reprise du manga de D gray man, ou la guerre entre les terribles Noah et les fascinants exorcistes se prolonge... Pour qui vous battrez vous ?
 
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 Une ch'tite fic =')

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Ningyo
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Messages : 7
Date d'inscription : 30/07/2015

MessageSujet: Une ch'tite fic =')    Ven 11 Sep - 22:20

Coucou les gens ! alors vala une fix que j'ai commencé sur un coup de tête ou d'inspi et que je compte continuer ;P a votre aise de la lire au fur et a mesure que je l'écrirais xD je ne vous oblige mais vous pouvez commenter pour m'aider a progresser xD (pas sur les fautes par pitié TwT )




Je ne suis personne. Non en fait je suis tout à la fois. Je suis un humain mais aussi un minuscule grain de poussière dans l’univers. Un homme comme un autre, parmi les 7 milliards que nous sommes. Mais que sont les humains ? Une race complétement débile qui s’auto détruit ? Des êtres vivants censés être intelligent ? Non je suis rien, nous ne sommes rien. Nous utilisons des faces, des visages, des caractéristiques mais après tout le boulanger du coin pourrait très bien être le serial killer qui a assassiné cette femme avant-hier. Ou encore un homme au bord du gouffre et qui sourit a ses clients pour faire croire que tout va bien. Il sourit à sa famille. A ses amis. Mais ce sourire n’est qu’une affiche pour montrer le meilleur, certain embellissent la réalité, font croire que tout va bien dans le meilleur des mondes, d’autres montre la face horrible de notre univers.

Franchement la nature humaine me dégoute. Je ne suis personne. Enfin si, je suis ce jeune homme rêveur installé au dernier rang au fond de sa classe de 2°, l’invisible, celui que personne ne remarque. Celui aux drôles de cheveux en bataille qui sont parfois noirs comme du charbon, soit argentés a la lumière de la lune ou encore blanc comme la neige a la lumière du soleil. Bref un peu comme les ailes d’un corbeau, jais mais changeant à mesure du temps. Non vous ne le voyez pas ? Ce garçon aux yeux de husky, translucide et effrayant, avec une peau aussi pale que celle d’une poupée de cire ? Ce garçon avachit sur sa table, lasse, regardant l’horloge tourner. Ce garçon c’est moi. Je fais peur,  c’est ce qu’on dit. Je suis un peu albinos, enfin j’ai une maladie qui fait que j’ai les cheveux blancs (même si ils sont argentés enfin…) d’où cette maladie personne ne me contredit, oui je vais au psy, et oui je suis… Muet. Whaou muet. C’est un bien grand mot, ne pas parler. Pas que je n’aime pas non, pas que c’est dus à ma maladie bizarre et inconnue au bataillon non… C’est que je suis trauma. Traumatisé quoi, par un accident de voiture. Ma famille est morte, oui.

Les regards que les gens me lancent sont remplis de pitié ho le pauvre… Il n’a pas de chance, je le plains vraiment… A sa place je me serais déjà tranché les veines.  Pour les veines rassurez-vous j’ai tenté mais je n’ai pas réussi et Ha ! Pour prendre les gens en pitié ça y va, au début tout le monde viens vers moi mais dès que l’on se rend compte que je ne pipe pas mot, ils partent tout de suite. Je suis juste un cas spécial parmi tant d’autre. Et parfois j’aimerais tant, mais tant leur dire que même si je suis muet ça veut pas dire que je suis sourd ou idiot et que j’entends parfaitement les conneries qui se lâche. Tic tac tic tac   l’horloge continue de tourner, avec un son habituel et monocorde plutôt lassant. Je frissonne, le chauffage ne fonctionne plus, les autres font leurs exo en silence, je les ai fait à moitié, le prof ne faisait même plus attention à moi, je n’étais que l’handicapé dit favorisé. Mais parfois, je peux vous jurer que vous aimeriez retrouver une vie normale, redevenir comme avant. Retrouver les habitudes qui vous semblaient jusque-là normales, le chocolat chaud au gouter, les engueulades de ma mère quand ma petite sœur et moi on regardait trop la télé, moi et mon père qui allons jouer au foot dans le vieux terrain défectueux... Serait-ce seulement possible ? je connais déjà la réponse. Je pose ma joue contre la vitre froide, formant des petites taches de buées de mon souffle chaud, en observant la neige tomber, silencieuse. Oui, le prof ne ferait plus attention à moi à partir de maintenant, après tout j’allais être transféré dans une pension pour jeune en difficulté, avec des problèmes de psychologie.

C’est normal pour quelqu’un comme moi non ? D’être classé dans une catégorie, un peu plus et y’aurais un panneau clignotant sur mon front avec écrit « individu potentiellement dangereux » je ne suis pas un psychopathe bordel. Le prof surnommé le rat à cause de son visage en triangle, de ses petits yeux de fouines, de sa maigreur et ses deux mètres de haut (il me faisait penser à un rongeur) s’approcha de moi et m’observa, l’air de dire  pourquoi j’ai cet attardé dans ma classe ?  Avant de s’approcher. Il me demanda de sa voix haute perchée en relevant ses petites lunettes sur son nez d’aigle « tout va bien Amergein? Je vous trouve pâlot, devriez-vous allez à l’infirmerie ? » il me fit un sourire compatissant cause toujours vieux crouton tu veux juste te débarrasser de moi, pardon je ne t’offrirais pas ce plaisir je lui fit un grand sourire et secoue la tête en signe de négation. Son sourire se décompose un peu mais il parvint à garder sa face d’adulte gentil et appréciable. Il remonte encore ses lunettes pour se donner une consistance et alors qu’il s’apprêtait à ajouter je ne sais quoi, la sonnerie annonçant la fin des cours retentit. Les crissements des chaises sur le sol, des bruits de pas, de fermetures éclairs et de bavardages  enflèrent au fur et à mesure que les classes se vidaient pour remplir les couloirs, puis la cours et enfin les rues menant au doux foyer. Je n’avais pas bougé, et rangeais mes affaires d’un air absent, rien ne m’attendais chez moi, je n’avais pas envie de bouger.

Le prof se tenait au pas de la porte avec un air agacé, tapant du pied et de ses longs doigts maigres sur la poignée métallique. Le voir énervé comme ça me procurait une étrange satisfaction, c’était la dernière fois que je le voyais. La dernière fois que je parcourais ses longs et interminables couloirs ou les élèves semblaient attendre le calvaire et l’enfer. La dernière fois que je mangeais la bouffe dégueulasse de la cantine et que je voyais le visage joufflu et constamment rouge de la dame qui servait a manger. La dernière fois que je voyais le CPE ou les filles idiotes qui gloussaient sans arrêt. Nous étions vendredi 18 Décembre 2016 à 18 heures et 11 minutes et c’étaient la dernière des dernières fois que je venais au lycée. Je ne savais pas si je devais être heureux ou triste, je ne savais plus vraiment ou j’en étais en ce moment mais une chose est sûre, je me sentais libre. Je n’avais jamais aimé l’école, travailler et tout et tout, je n’avais ni des mauvaises notes ni des trop bonnes, je faisais souvent le minimum du minimum mais je n’étais pas mauvais élève… Mais je détestais tous ces gens qui se pavanent au milieu de la cour avec ces sourires de requins cherchant quelqu’un à emmerder. Oui c’était chiant, pourquoi je ne le dirais pas ? Je dévale les marches de l’entrée et me retrouve dehors en moins d’une minute, faisant un hochement de tête à la dame de l’accueil qui me fit un sourire d’adieux en me lançant un petit et timide « au revoir Asling ! » C’était la seule que je parvenais à apprécier dans ce bahut. Un souffle glacé me  balaya le visage et j’enfonçais mon visage dans mon écharpe bleue marine en laine.

Un grand manteau blanc semblait s’être déposé sur la ville, les routes, les ruelles, les voitures et les magasins, tout était d’une belle couleur immaculé. Il avait neigé toute la journée si fort que n’ importe où on marchait, la seconde d’après nos trace étaient recouvertes. Les voitures évitaient de sortir pour limiter les accidents et peu de personnes étaient à pied car il faisait vraiment froid. Une des pires baisses de températures qu’on a connues enfin ici du moins. Pour info Je suis breton (vu mon nom…) mais j’habite aux alentours de paris. Je marche d’un bon pas, mes joues et mon nez déjà rougis, mes cheveux bancs se mélangeant avec les flocons cristallins se déposant sur mon manteau noir et mes cils givrés. Le silence, tout est très silencieux quand les voitures et l’agglomération ne fonctionne pas, les lueurs tamisées des lampadaires éclairent la course folle de la neige ne s’arrêtant pas de tomber. Il fait déjà pratiquement nuit, un ivrogne titube d’une démarche zigzaguante et s’accrochant a tout ce qui bouge. Je fais un petit détour pour l’éviter et je me retrouve seul, les bruits de ses pas s’estompent, les miens étouffés par le tissu blanchâtre, mes semelles ne produisant que de léger crissement, mon souffle court brisant le silence lourd. Mon cœur battant à mes tempes, je longe de la main le mur de pierre installé pour barrer l’accès à la gare en contrebas. Je regarde en même temps, apparemment les trains sont arrêtés pour ce soir, à cause des intempéries. Mon portable sonne, surement une pub. Je ne prends même plus la peine de le regarder, ces choses-là ont perdues leurs importances pour moi... Mes doigts effleurent les grumelures du muret, le temps parait figé dans ce royaume de glace. Tout me semble immobile ou stoppé, seule la buée de mon souffle glacé m’indique que je respire.

J’arrive devant le perron de ma maison vide, je renverse la tête en arrière, observant les fenêtres ; trous noirs et béants semblant s’ouvrir sur l’infini. Je revois encore ma mère a la cuisine en train de faire la vaisselle en chantant des vielles musiques des années 60, mon père travaillant dans son bureau et ma sœur collé à la baie vitré observant la neige tomber des étoiles pleins les yeux et de rêves insoumis. En temps normal, les larmes brulantes et douloureuses m’auraient piquées les prunelles, mais je n’étais personne. Je n’étais plus rien, j’avais perdu tout sens à la vie, je n’étais plus le pauvre gamin pleurnichant parce qu’il s’était coupé avec un bout de verre. Non l’ancien Asling avait disparu, il était mort avec ma famille. La pauvre et malheureuse famille Amergein qui avait eu le droit à un article dans le journal, qui n’était plus d’aucune utilité par le même cas. Je franchis le pas de la porte après avoir enfoncé la clef dans la serrure. Les cartons envahissent la cuisine, le salon, les chambres… J’allume la lumière et voit une pizza déposée sur la table dans une assiette avec un mot dessus. ||Envoie moi un message quand tu as finis les cours|| Ha… ça devait être mon oncle, le message de tout a l’heure était de lui. Je dépose mon sac dans ma chambre, ça me faisait bizarre, c’est comme si rien n’avait existé. J’avais toujours cru que j’étais attaché à cette maison vive et chaleureuse mais maintenant elle me semblait froide et vide sans plus personne pour l’animer. Je déglutis ravalant mes pensées noires et morbide avant de finir ma valise, je prends mon portable et écrit une boule dans la gorge

||C’est Asling, j’ai finis de faire ma valise.

Réponse quasi immédiate comme je m’en doutais. Lui toujours scotché à son téléphone et a son travail de haut fonctionnaire !

|| Bien, je viendrais te chercher demain matin à 8 heure pour le pensionnat, n’oublie rien et lève-toi tôt ! Courage.

Je me mords la lèvre inférieure jugulant mon amertume avers lui. Il était ma seule famille et tout ce qu’il trouvait à dire c’était courage ?! Courage pourquoi ? Parce que toute ma famille est morte ? Parce que je suis seul ? Parce que je suis muet ? Parce que tu ne vas pas t’occuper de moi-même si tu as ma charge ? Bordel… Je jette rageusement mon pauvre mobile sur mon lit et file sous la douche, me déshabille en dix secondes et ouvre l’eau brulante prenant à peine attention à régler la température. Elle me crame, j’ai l’impression que de la lave coule dans mes veines, mais cette sensation s’apaise malgré ma peau si pale devenue aussi rouge que celle d’une tomate. Je passe une main dans mes cheveux, me savonne le bras si fort que peut être je finirais par m’arracher la peau. Je baisse les yeux et remarque mes cicatrices sur mes veines. Mon regard reviens vite sur le pommeau, je ne voulais pas les voir, je ne voulais pas voir à quel point j’avais été faible.

Je pose mon front contre le carrelage du mur et ferme les yeux laissant l’eau couler à flot, laissant mes membres crispés se détendre légèrement, un petit soupir de soulagement s’échappe de mes lèvres et je finis par éteindre, m’empare d’une serviette, me sèche rapidement, me met en short et va manger de la pizza. Je m’observe un instant dans le miroir, mes cernes sont un peu moins marqués qu’au début mais toujours présent, un peu violacés. Mon visage est plutôt carré, et je faisais énormément de sport, j’enchainais un peu de tout… Foot, muscu, basket, bad, athlétisme… Maintenant je n’avais plus trop le cœur à ça, mais par conséquent j’étais bien foutu. Je m’étire prudemment, j’étais de grande taille, sans l’être trop non plus… En fait j’étais pas mal, même avant l’accident je plaisais aux filles, j’aimais bien ça même si j’ai toujours été réservé et plutôt insensible… Mais maintenant j’étais l’invisible. J’avais des amis, enfin je croyais avoir des amis. Maintenant après l’accident ils se sont éloignés de moi comme si j’avais la peste. Il m’en reste 1… Johnny, je suppose. La maison est silencieuse, le chauffage a fond, et la neige continue a tomber. Je regarde ma montre 21 heure et demi. Bon c’était tôt mais je n’avais rien de spécial a faire, je monte donc me coucher pour ma dernière nuit dans cette maison. Demain, j’allais donc dans la pension de « fée morgane ».

C’était un peu bizarre comme nom mais le lieu se trouvait en Bretagne, non loin de la mer et la forêt de Brocéliande ce qui était donc plutôt ben… Normal au vu de la situation. En même temps c’était un joli nom mais ce n’était qu’un refuge pour jeune en « difficulté » avec des « problèmes » et dont les parents ne veulent plus s’occuper et veulent s’en débarrasser. Enfin pas pour tous, mais pour la majorité. Ce n’est pas forcément pour les handicapés, plutôt pour les problèmes psychologiques, genre choc émotionnel et tout et tout… Comme moi. C’était pour se reposer en gros. Il parait qu’elle n’était pas très prestigieuse ni même connue mais que ma mère y était allée dans sa jeunesse quand elle avait perdu son père alors que sa mère était morte à sa naissance. Et qu’apparemment c’était plutôt pas mal… Enfin bref. Le parquet grince et les lattes de mon lit craquent quand je me jette dessus sur le dos, fixant le plafond. J’avais laissé mes volets entrouverts pour mieux accueillir la lumière du jour et me réveiller plutôt. Ma lampe de chevet éteinte, les lampadaires dehors projetaient des ombres contre mon mur, dansant parmi les flocons qui tombaient avec lenteur.

Je roule sur le côté, les paupières mis closes. Je n’aime pas dormir, j’ai toujours peur de rêver, vous, vous ne savez pas. A quel point rêver est effrayant. Je me souviens que moi et ma sœur quand nous laissions les volets entrouverts ainsi, nous nous amusions à faire des ombres chinoises… Des monstres, des dragons cracheurs de feu, des aigles ou des animaux, je lui apprenais et nous faisions nos histoires, rêvant d’aventure. Je me souviens d’elle claironnant de sa voix d’enfant malicieux « quand je serais grande je ferais le tour du monde ! »  Elle écartait grand ses bras comme pour accueillir la terre, un grand sourire sur les lèvres et un futur heureux dansant dans ses immenses yeux chocolat, ses joues rosies sur ses petites fossettes et ses longs cheveux châtain bouclé dansant avec les ombres sur ses épaules. Ha elle était belle julie… Elle ressemble à son père, son portrait craché ! Lui le cuisinier invétéré ! Moi je ressemblais à ma mère, qui aurait dû faire top model si elle n’avait pas eu une cicatrice de brulure sur la joue droite… On aurait pu l’appeler la reine des neiges avec du sang de glace coulant dans ses veines, elle et ses yeux d’husky dans lesquelles j’aimais me noyer. Mes yeux.

Elle et ses petits sourires, ses peintures et son addiction a la littérature. Mon père avec ses éclats de rire, ses jeux de bagarre ou de foot et ses plats délicieux… Julie, son amusement pour tout et rien et son innocence d’enfant sage. Je serre les draps, tentant avec désespoir de lutter contre un sommeil certain mais finit par lâcher prise à la réalité et tombe dans les abymes des rêves. La voiture, comme à mon habitude je suis le fantôme de ce rêve. Oui, je le fais pratiquement tous les jours même si il me reste toujours aussi douloureux. Je suis là, assis entre mon autre moi et ma petite sœur, immobile. Silencieux. Je suis impuissant. Je le sais et j’en ai peur, je le revois à chaque fois mais toujours pire… Après tout je suis immatériel, je ne peux que regarder, assister à la mort de ma famille. J’ai hurlé, pleuré, crié, mais cela ne sert à rien.

J’ai toujours tenté d’essayer de retarder ou d’éviter le moment fatidique. J’aurais tant voulu prendre la tête du moi du rêve de cracher a la figure de cette tête d’imbécile heureux parce qu’il vient de gagner le match de foot et de lui gueuler dans les oreilles quitte a lui percer les tympans « bouge-toi le cul ! Ta famille va crever bordel !! Regarde la route… Ne leur dit pas… Pitié ! » Mais il leur dit toujours, ce moi que je déteste, ce moi qui n’existe plus. Toujours avec cette expression ravie, il toussote et dit d’une voix claire « attention s’il vous plait ! » ma sœur se tourne vers lui en rigolant et ma mère se tord le cou sur son siège, mon père détourne les yeux de la route pour le regarder dans le rétro du dessus. « Alors voilà, j’aimerais grandement remercier les parents de m’avoir payé les cours de foot et a ju’ de m’avoir grandement encouragé pendant le match ! » il ébouriffe les cheveux de julie qui proteste, hilare. Moi je me suis bouché les oreilles les paupières closes a fond pour tenter de sortir du rêve avant le moment terrible, de m’éloigner le plus possible  il arrive il arrive il arrive, par pitié papa regarde la route !!

Mais il ne regarde pas. Il rigole comme ma petite sœur, comme ma mère qui semble joyeuse. Ils ne le seront plus. plus jamais. Un homme habillé en noir débarque en plein milieu de la route avec ce sourire féroce qui me hante chaque jour. Il fait de grand signe avec ses bras et ma mère hurle, ma sœur suit en chœur et mon père tourne le volant a fond en appuyant sur la pédale du frein, les roues crisses et fument dans un hurlement aigu. Et voilà. C’est fini. Tout est fini. On est sorti de la route de montagne situé au bord de la falaise, on a décollé dans les airs comme dans les films ou le héros s’en sort toujours. Mais on n’est pas dans un film. Les cris, les sanglots de ma sœur quand elle m’a pris ma main en s’agrippant à ma manche au point de la déchirer, moi (enfin moi du rêve) qui interloqué, la bouche ouverte dans une expression d’horreur. Ma mère et ma sœur on a cessé d’hurler, il y a un moment de flottement comme si on avait appuyé sur le bouton pause d’une télécommande. Je ne sais pas combien de temps il a duré, peut être un millième de seconde mais un temps qui m’a parus une éternité. Horrible longévité. Puis tout a lâché. Un choc, qui a ébranlé toute la voiture, celle-ci se retourne et fait un roulé boulé, elle s’écrase sur une plateforme dans un bruit fracassant de métal, de plastique et d’explosion.

 Plus personne ne hurle, moi j’ai les yeux clos, la carcasse du véhicule est retourné sur le dos. Je n’arrive plus à réfléchir, j’ouvre enfin les yeux. Moi du rêve est inconscient, enfin semi conscient, semblant gémir. Je sais que cette image restera marquée dans son esprit. Celle du visage de sa sœur pale et bleuit par les chocs, les grands yeux chocolat virant au noir écarquillés ternes et morts. Celle de sa lèvre craquelée entrouverte dans un hurlement muet, elle semble terrifiée. Elle semble vivante, prête à faire un mouvement, mais ce silence, sa poitrine qui se soulève doucement, l’éclat dans ses yeux, les battements de son cœur et tout ce mouvement caractéristique qui montrent que tu es un être vivant n’est plus. Elle est morte. Mon moi du rêve reperds conscience, la jambe écrasé sous un siège déchiré en deux, le crane en sang. Sa petite non ma petite sœur dont le dos forme un angle étrange le regard perdu dans le vide et dans le lointain
a quoi pense tu julie ? Pourquoi je ne peux pas venir avec toi ? Est-ce que tu penses aux rêves, aux voyages que tu voulais faire ? A la terre que tu voulais parcourir ? A l’univers que tu voulais conquérir ? Aux étoiles que tu entendais frémir ? Es-tu une étoile julie ? Est-ce que tu es un de ses magnifiques éclats dans le ciel qui en constitue milles autres ? Est-ce que tu es le monde ? Est-ce que tu es les cendres, la poussière, l’air que je respire ? Je veux que tu me le dises. Ju’.
                                                                       
Je me redresse dans mon lit le souffle court, la bouche grande ouverte dans un cri muet  comme un noyé sortant de l’eau. S’agrippant avec désespoir à une bouée de sauvetage. La sueur perle à mon front et ma lèvre inférieure frémit avec légèreté. Je jette les couvertures et me redresse en prenant ma tête dans mes mains et ouvrant et fermant les yeux pour y voir plus clair. Laissez-moi putain. Laissez-moi vivre. J’aurais envie de gueuler à ses souvenirs qui m’empêchent de dormir. Je n’ai passé aucune nuit paisible depuis l’accident et je n’espère plus en avoir. Peut-être que c’est ma punition. Pour avoir survécu. Pour vivre, je suis condamné à être hanté par mes souvenirs. Qui ont bien fallu avoir raison de mon existence d’ailleurs. J’inspire longuement et souffle pour me calmer, la lumière du jour perce parmi les stores, et illumine la pièce d’un éclat blanc et froid. Je regarde ma montre, 6h30.

J’aurais pu dormir encore mais je n’en avais aucune envie, de finir ce cauchemar. Je m’habille en vitesse, zigzaguant entre les cartons emballés ou à demi emballés. Trainant de partout, avec des bouts de scotch en train de pendre sur le plancher abimé et poussiéreux. Je fais plusieurs allers-retours entre la salle de bain et ma chambre, boucle ma valise et vérifie que je n’ai rien oublié. Mon oncle comptait louer la maison en attendant que j’aie finis mes études et que je puisse payer le loyer et m’occuper d’elle. En attendant je partais a la pension jusqu’à ma majorité ce qui était trèèèès long.  Non mais c’est vrai, 3 ans ce n’est pas rien. Je ferme les portes, les placards, les fenêtres, fermant celles aussi sur mon passé. Puis dévale les escaliers en quatre à quatre déposant mes affaires dans l’entrée. Je vais déjeuner, observant d’un œil au dehors. Il a beaucoup neigé mais les gens ont pensé à mettre du sel un peu partout ce qui laisse la route dégagée et libre mais toujours aussi déserte, le ciel est gris anthracite et des flocons tombent par ci par la, bientôt, je le sais, les sels ne suffiront plus.

Je me lève, fait une rapide vaisselle et range le bols et la nourriture dans des cartons avant de fermer définitivement ceux ci. J'enfile un sweet et des chaussures marrons de randonnée avant d'attraper mon sac et mes clés et de d'ouvrir la porte en sortant rapidement. Sur le pas, mes pieds ancrés dans le paillasson marron avec un chat dessus disant "bienvenue !" en agitant la patte, je passe la clé dans la serrure. Le tintement métallique retentit, claire comme de l'eau de roche et quand je sens un déclique m'annonçant que la porte est fermée je sens une vague nostalgique, douloureuse m'envahir, mêlé a celle du soulagement de partir de cette maison ou je revois sans cesse ma vie défiler. je ferme les yeux quelques instants, le front appuyé sur la surface en bois ciré et me dirige vers l'entrée du jardin en essayant de ne pas regarder en arrière. J'observe ma montre; 8h00 pile. Dans ma tête je compte les secondes 1...2...3... un klaxon retentit et je vois mon oncle dans sa mercedes noire ressemblant a la voiture d'un croque mort, manquais plus qu'un cercueil. Il ouvre sa fenêtre et m'observe un instant d'un regard indéchiffrable, dans son costume d'homme d'affaire et ses cheveux aussi devinez, noir taillé au carré. Il était bel homme, en même temps c'était le frère de ma mère, il avait aussi des yeux bleus en peut être un peu moins métallique mais il avait surtout ce regard insensible sur son visage de marbre. Il me ressemblait a mon plus grand malheur.

J'ouvre la portière et rentre sans jeter un regard en arrière, mon oncle alias Dylan continue de me fixer, je me tortille en posant mon sac entre mes jambes et m'enfonce dans le siège, plongé dans mon mutisme. je soutiens son regard pendant quelques secondes et il détourne enfin les yeux et un petit sourire se dessine dans mon esprit sans que mon visage n'en montre rien. Il avait l'air navré et il marmonne

-écoute Asling je crois que nous sommes partit sur de mauvaises bases tout deux... Tu... enfin je suis aussi affecté que toi et j'ai fais mon possible pour t'aider. Je te paie tout les frais pour le pensionnat, si tu en veux tu n'a qu'a m'envoyer un mail d'accord ?

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