une reprise du manga de D gray man, ou la guerre entre les terribles Noah et les fascinants exorcistes se prolonge... Pour qui vous battrez vous ?
 
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 Sono yō na sonoyōni kotonaru ~ Ningyo

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Ningyo
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Messages : 7
Date d'inscription : 30/07/2015

MessageSujet: Sono yō na sonoyōni kotonaru ~ Ningyo    Ven 31 Juil - 11:18


   
Qui êtes vous?

   

   
 Généralités

   
♠Prénom : Prénom Du Perso
   ♠Nom : Ningyo
   ♠Sexe : garçon
   ♠Age : 20 ans
   ♠Guilde : Rejeté du côté Noah
   ♠Pouvoir : bon… alors ningyo, connaissez vous déjà la signification de ce prénom ? je suis sur que non… Alors je vais vous le dire, Ningyo signifie poupée en japonais, étrange non ? le nom ne vous dit toujours rien ? bon alors on peut appeler Ningyo le marionnettiste, pourquoi ça ? tout simplement parce que le pouvoir de Ningyo n’est d’autre que de contrôler les gens, les esprits ou physiquement également contre la volonté, il vous empoigne dans ses fils invisibles et vous force a faire des choses que vous n’auriez pas imaginé. Son pouvoir peut aussi vous forcer a révéler la plus profonde des noirceurs en vous, votre plus grand péché et votre plus vil désir… terrifiant est le mot.  
   ♠Autre : Il est le frère jumeau de Karasu Keji ;P

   


   
Personnalité

   
Booon le caractère de cet étrange personnage, que dire que dire…. Déjà vous connaissez  Karasu Keji ? et bien, ningyo est son frère jumeau, bien sur tout deux ne le savent pas, ils ne l’ont jamais su et peut être ils ne le sauront jamais… En tout les cas, ils sont jumeaux, et par conséquence ils se ressemblent comme deux gouttes d’eaux avec seule différence les yeux. Vous vous direz surement que comme ils sont jumeaux, leurs caractères se ressembleront aussi ? qu’ils auront le même ? ignorant, vous ne savez rien, ils ne se ressemblent pas du tout, pas pour le moindre du monde.
En caractère du moins, ils sont comme les deux côtés d’un miroir, si ressemblant mais si différent. L’un est exorciste, l’autre est Noah. Parlons un peu de Ningyo…

Bon premièrement en quelques phrases ningyo est quelqu’un d’assez mystérieux, vous aurez beau lui parler et lui poser des questions, il en dira le moins possible sur son passé qui est plutôt douloureux et qui lui fait détourner le regard. D’où cette enfance, ce jeune Noah est effrayé par nombreuses choses a commencer par le feu, marqué au fer et victimes de nombreuses brulures à cause de l’esclavagisme. Continuons sur cette lancée, de quoi a-t-il peur d’autre ? mmm je dirai peur aussi du noir ou des endroits clos, pour avoir longtemps été enfermé dans une cellule closes, sans lumière et très étroites. A part ça ce qu’il idolâtre c’est l’acrobatie, après avoir rejoint le comte millénaire, sous sa forme civile il travaillait dans un cirque en tant que marionnettiste et trapéziste ou acrobate, c’était plus une passion mais il est par conséquent très agile malgré sa faible consistance.

Il est très franc et n’as pas peur du ridicule. Il aime adresser la parole aux gens et parler avec détachement, il est par conséquent social. Il garde toujours un grand sourire, enfin cela dépend de son humeur, il peut être sombre, taquin, malicieux, moqueur ou encore sarcastique. Tous ces mots le définissent parfaitement. En gros il est quelqu’un de plutôt jovial et sympathique à l’égard des autres. Il aime jouer sur l’ironie et l’humour noir, c’est quelqu’un d’assez charismatique et ouvert, il n’est pas pudique et plutôt extraverti même si quand c’est nécessaire il évite de trop se montrer et est très discret. Oui, la discrétion est un art et ningyo s’y connait, il peut suivre quelqu’un en filature pendant des heures sans que la personne ne le sache, il connait les choses qu’il faut faire ou qu’il ne faut pas faire, conseil…

Il aime jouer avec les gens, très manipulateur, il défie les autres parfois pour s’amuser, dans le genre théâtral il est plutôt pas mal, très bon acteur… Il sait jouer les rôles qu’on lui demande a la perfection. Parfois impulsif sans trop l’être non plus, très calculateur il réfléchit avant d’agir, examinant chaque détail a sa souche. Perspicace, il devine parfois des choses mieux que les autres, débordant d’imagination et de compassion. Ningyo est quelqu’un de gentil, il n’hésitera pas a aider quelqu’un dans le besoin, mais il est parfois un peu égoïste, malgré tout il fera tout pour protéger les personnes qu’il aime, ou même qu’il ne connait pas d’ailleurs. Il sait lire dans les gens, sachant parfaitement que rien n’est tout blanc ou tout noir et que tout a une part de sombre, malgré tout il y’en as de meilleurs que d’autres et ceux-là il veut les préserver pour éviter que le monde sombre dans les ténèbres. Fugitif, il passe son temps a fuir en quête de liberté, il est fatigué, épuisé et parfois même il a pensé a s’abandonner a la mort... Mais non, il as survécu au comte, il peut survivre a tout, fuir fuir et encore fuir, pour quelque chose qu’il n’obtiendra sans doute jamais… Un idéaux qui l’empêche de tomber dans la folie contaminatrice des Noah.

   


   
Apparence

   
Ningyo est peu musclé malgré son enfance a l’esclavage, mal nourrit il n’as pas trop grandit, il est petit pour un garcon de son age et cela donne l’impression qu’il est plus jeune. Sa carrure est plutôt fine et détaillé et sa taille est mince, le rendant presque frêle, fragile et enfantin, mais il est plutôt fort surement du a sa mémoire de Noah et a parfois plus de force qu’il ne le laisse  paraitre. Sa peau est fine et blanche, vraiment blanche que s’en est effrayant, elle détonne sur lui surtout avec ses yeux écarlates, prégnants mais vides, presque comme un puit sans fond, poisseux et noir de ténèbres, lorsque l’on y plonge dedans l’on pourrait s’y noyer comme dans un océan d’or mieux vaut détourner le regard. Vous savez les yeux des prédateurs ou des félins, souvent d’une belle couleur d’or, et bien voila vous avez les yeux de Ningyo, comme si il  s’apprêtait a fondre sur vous comme un serpent prêt a mordre…

Ses cheveux sont noirs d’encre, la couleur des ailes de corbeaux, le nom qu’il s’était lui-même donné. Son nom d’origine ? il n’en as pas, c’est le conte et la famille Noah qui lui a donné le nom de Ningyo (Poupée en japonais), car il était très beau, le visage si parfaitqu’il semblait fait en porcelaine, aussi car le conte voulait se l’approprier tout entier et le faire devenir un de ses pions, un de ses joujou. Enfin revenons a nos moutons, il a de grande main blanche, aux longs doigts fins très habiles. Son visage est plutôt ovale, quoique carré, il est lisse et fin et Il a le nez légèrement retroussé qui ne fait pas tache, une bouche fine avec des lèvres minces et de légères pommettes se terminant par un menton fin et rond quoique un peu carré.

Il est marqué d’une cicatrice dans le cou dont une sur l’œil, contre la paupière, légère mais voyante. En parlant de cicatrice il en a nombre, sur les bras, dans le dos, dont une qui date de lui-même, il se l’était infligé, elle part du centre de sa colonne vertébrale pour s’étendre sur ses omoplates et finir non loin  des reins, plus bas. Elle est la comme pour effacer une marque du passé, un tatouage plutôt élégant en forme de dragon que l’on peut apercevoir de sa nuque, et qui s’étend dans son dos et sur ses épaules, ce tatouage n’est d’autre que la marque des esclaves. Sur sa nuque il a également un numéro marqué « 208 » son nom d’origine on va dire.  Pour les épaules celle-ci sont carrées et étroites, se prolongeant parfaitement dans ses jambes fines et élancées qui lui confère une démarche souple et silencieuse comme celle des félins. Il est vraiment très beau, mais cet air prédateur et cette aura sombre et noire dissuadent les autres de l’approcher. Sous sa forme de Noah il a le teint basané, chocolat ou mat cela dépend de comment on le regarde. Ses yeux ressortent et sont souvent réduits a deux fentes, ses cheveux poussent légèrement et des mèches lui tombent sur les épaules, ses dents deviennent plus pointues que la normale et bien sur, des stigmates apparaissent sur son front, en formes de croix, noires, il en as aussi sur les poignets et les chevilles.

   


   
Histoire

   
Il fait froid… ou sommes nous ? Comment on est arrivé là ? J’ai peur ! Les chuchotements sanglotant des nouveaux enfants arrivant me sortit de la douce torpeur que les drogues me procurait. J’ouvre un œil, l’autre est trop boursouflé pour ne serait-ce que voir. Je ne peux pas bouger, je tente de m’agripper aux barreaux de ma cellule mais mon bras retombe mollement sur la pierre dure et glaciale. Son froid m’engourdissant et s’insinuant dans mes os me faisant grelotter. J’étais allongé a même le sol, vêtu de haillons tellement crasseux que l’on ne pouvait définir leur couleur d’origine. J’attends un peu, le temps de reprendre mes esprits, me remémorant ce que j’avais fait, abruti par les drogues. Effort complétement inutile car chaque jour c’était la même chose. Oui, le matin on me levait et me trainait de force jusqu’au dehors avec les autres enfants, on nous forçait à travailler dans les mines jusqu’à que certains meurent d’épuisement, enfin on nous confiait a des personnes complétement inconnues. Ces personnes nous touchait, mentalement et surtout physiquement. Le soir on nous jetait de nouveau dans les cellules au sous-sol d’une sorte de grande arène, nous donnant une bouillie comme nourriture et de l’eau dans une écuelle, sale bien sûr, sinon ce ne serait pas drôle.

Parfois, au moins 2 fois par semaine on nous rinçait aux jets d’eau, mais c’est toujours la même chose. On devait être à l’aube, tous les mois on amenait des enfants tous âgé de 4 à 11 ans. Moi ? J’ai environ 8 ans. Un sanglot étouffé me parvint de la cellule a côté et revenant sur terre je parvins à me redresser sur un coude et fixer la pénombre a la recherche de la source des pleurs. Mes cheveux d’encres humides collaient à mon visage d’une pâleur effrayante, l’on voyait les sillons de mes joues creusées par la famine, j’étais très mince enfin maigre convenait mieux, l’on voyait mes cotes. Mon corps entier était couvert de bleu violacé, de coups et de plaies diverses, parfois suintant encore le sang. Je devais paraitre frêle, comme une brindille, mais cela ne me faisais plus rien, voilà longtemps que je ne me souciais plus de mon apparence désastreuse. Nous n’étions tous, plus que les ombres de nous-même, des fantômes pâles trainant des pieds, certains sachant à peine marcher, et d’autres aussi décharné que des morts. Je parvins à ramper jusqu’à une écuelle d’eau sale laisser la négligemment et en ingurgiter un peu entre mes lèvres craquelés. Je redresse la tête et voit un petit garçon, semblant horrifié, les joues ruisselantes de larmes, il devait avoir à peu près mon âge et semblait en pleine forme.

Quand il voit que je le fixe de mon regard de fauve, sauvage malgré la sensation de n’avoir aucune raison de vivre, la goutte d’or pétillante balayée et le rendant terne, il frémit, sa main sur la bouche. Je veux sourire mais ne parvint qu’à faire un rictus dégouté, il ne devait pas vraiment me voir dans la pénombre des sous-sols humide, en plus avec la crasse qui me recouvrait entier… Moi j’arrivais bien à voir dans le noir, à force de vivre ici je m’étais habitué à l’obscurité ambiante si bien que le soleil m’éblouissait autant qu’il éblouissait une chauve-souris ! J’inspire et m’appuie contre le mur du fond les yeux clos, pour me régénérer un peu car simplement le fait de bouger me donnait l’impression d’avoir couru trente kilomètres. Bon d’accord j’exagère un peu, trente kilomètres c’est beaucoup… Parfois je me dis qu’il faut que j’arrête de penser. Je souffle doucement, les gouttes d’eaux s’écoulant des fuites des canalisations et des murs craquelés brisant le silence et cachant les pleurs des nouveaux enfants, les autres se taisant. J’ouvre les yeux et balaye pour la énième fois, ma cellule du regard comme si quelque part j’allais trouver une quelconque issue. La paillasse pourrie sur laquelle je suis et qui me sert de « lit », les barreaux de fer gras et parfois rouillés de la prison s’élevant plutôt haut, le sol de pierre humide, irrégulier et bosselé de fissures… Et mes écuelles.

J’avais toujours autant l’impression d’être dans une cage d’animal. Animal. C’est exactement ça, pour eux nous ne sommes rien de plus que des animaux, fait pour jouer ou se divertir… Puis dès que les maitres se lassent il se débarrasse de la manière la plus expéditive. La nausée me reprend et je vomis dans le coin de ma cellule, haletant je m’adosse au mur en ne prenant même pas la peine de m’essuyer la bouche. Je me tourne vers l’autre cellule me sentant observé, et vit que le garçon me fixait toujours. Il a arrêté de pleurer, et est recroquevillé sur lui-même, ses genoux contre sa poitrine et les bras les enserrant. Moi aussi je pleurais avant, beaucoup. C’est normal dit-on, je pleurais quand j’avais peur, mal, froid, faim… Toutes ces bêtises, mais maintenant je ne pleurais plus, les larmes s’étaient comme… Tarie ? Je me racle la gorge pour parler –voilà des semaines peut être des mois que je n’avais pas dit un mot- puis dit d’une voix rauque que j’espérais compréhensible

-Tu viens d’où ? Un nom ?

L’autre continuait à m’observer avec un regard indéfinissable ses jambes bien serré contre sa poitrine, portant le t-shirt reconnaissable des prisonniers de cette forteresse, encore blanc et propre contrairement au mien qui ressemblait à... A… à rien en fait. Je détourne le regard, le silence se faisant pesant. Je devinais qu’il pesait le pour ou le contre à me parler, est ce que ça lui apporterait quelque chose de bon ? Dans combien de temps serait-il comme ça ? Alors que j’apprêtais à me rallonger pour profiter du peu de sommeil que j’avais, le jeune garçon dit d’une voix claire

-De scarlet edge et mon nom est Luca… Et toi ?

Luca hein… Joli nom. Pensais je en levant les yeux au ciel. Profite en… Bientôt ils t’enlèveront tout, même ton identité.

- de water street et tu peux m’appeler N° 105

Je lui fis un sourire de requin, narquois. Il frémit. Il avait raison, il devait avoir peur. Il ne devait pas être comme tous ses petits fier qui partent la tête haute le matin avec un sourire triomphale et arrogant en disant « aujourd’hui je résisterai, je suis pas une mauviette (contrairement a vous) » et qui revenait le soir (ou ne revenait pas) en chialant. Il fallait assumer. Je sentais que j’allais bien l’aimer, il était sympa. Oui, c’était normal de frémir à l’entente d’un prénom qui n’était pas un prénom, un numéro, un matricule. Oui nous étions des chiffres, des objets dont ils pouvaient jouer à leur guise, eux nos maitres… Qui d’un claquement de doigts ou à un jeu de fléchette pouvait décider de notre sort, vie ou mort. Nous étions en dessous d’eux, inférieur à eux, même les chiens étaient mieux traité.

-water street est le village qui a été détruit non ? Pourquoi tu es ici ?

Surpris qu’il reparle et ne m’y attendant pas vraiment je me tourne vers lui, a demi éclairé par les torches dans le couloir et l’observe de mes yeux de chats. Water street ? Détruit ? Et je ne le savais même pas. Injustice, après tout il m’avait abandonné, ce village, je les haïssais ne voulant rien savoir, même pas le nom de ceux qui m’avaient créé, mes « parents ». J’eus un rire amer et un peu éraillé faisant penser au caquètement d’un animal ou un glapissement de renard et me tus. Rassemblant mes idées dans mon esprit encore abrutit par les drogues.

-peut être j’en sais rien. (Dis-je évasif) Parce que mes « parents » ne voulaient pas de moi et toi ?
Il semblait réfléchir, regardant pensivement le couloir comme si quelqu’un ou quelque chose allait apparaitre et les sortir de là, ou comme moi qui pendant un temps, cherchait une sortie ou une possibilité de sortie dans ce labyrinthe de couloir que peut à part nos tortionnaires connaissait. Ne rêve pas trop vieux, j’ai cherché à m’évader plusieurs fois et j’en ai subis les conséquences. Il est impossible de s’échapper de cet endroit. Ça fait 7 ans que je suis la…


-Mon père m’a abandonné à ma naissance, ma mère et moi. Celle-ci est morte il y a peu de temps d’une maladie et la dame d’un magasin en face m’a vendu à ces gens. Elle disait que je pourrai trouver du travail malgré mon très jeune âge et que ce serait mieux que de travailler à la mine. (Il eu un sourire faible et un peu désolé) mais j’avais tort, c’est mille fois pire que la mine… Mais tu sais quand on est seul on est prêt à tout croire pour vivre une belle vie.


Il hocha vigoureusement la tête, se reperdant dans ses pensées. Non je ne savais pas, j’avais toujours été seul et n’avait pas eu une famille ni aucun sentiment de famille et de chaleur depuis… Depuis jamais en fait. Oui… Tout jeune, je devais avoir 3 ans je crois, -enfin je n’avais plus vraiment notion du temps à part les barres griffonnées sur le mur a la paille et l’eau.- et ma famille ou mon village qu’est-ce que j’en sais ? M’a vendu. Je n’avais connu que cette prison froide, aux pierres grises, a la bouillie et eau qui ne ressemble à rien, au travail, le travail de jour sous un soleil de plomb ou d’un froid glacial. Les enfants qui s’écroulaient jour après jour, mourant de froid, de faim, d’épuisement ou de maladie… Oui… ça fait si longtemps que je ne m’étonnais même plus de l’odeur nauséabonde, putride, une odeur de mort, de pisse, de sueur et de sang, cela puait tant que quand les nouveaux entrait, ils leurs arrivaient de se pencher pour vomir. Cela m’amusait en sachant que dans même pas une semaine, ils n’y penseront même plus.

-Je vois. Je ne sais pas ce que c’est d’avoir une famille donc je ne peux rien te dire. Si tu penses avoir touché le fond, tu es bien loin du compte.


L’autre ne répondis pas, il s’était allongé et ouvrit à peine un œil, surement épuisé, et pensant que la conversation était close. Son souffle régulier commençait déjà à résonner parmi les autres des enfants endormis. Un garde qui passait par la me lança un regard mauvais et je m’allongeais a mon tour, distinguant dans la pénombre un peu moins sombre par les premières lueurs du jour qui filtrait par une fente dans le mur, le visage de Luca. Ça me faisait bizarre de penser Luca, alors que dans cette journée il lui serait attribué un numéro comme moi. Un numéro, son prénom ? Son identité ? Envolé. Je l’observais de mes yeux qui paraissait grand et ourlé de cernes, par rapport a mon visage émincé, comme le visage d’une chouette ou un chat avec mes yeux de fauves. Il était mignon, il avait encore les rondeurs de l’enfance, de cheveux châtains légèrement bouclé encadrait son visage un peu palot mais les joues rosies. Il était un peu plus grand que moi et moins décharné. Pas encore. Me dis-je en soupirant, je me tournais de l’autre côté regrettant aussitôt mon geste ne voyant amèrement que les barreaux de l’autre cellule ou un petit corps était recroquevillé, peut être mort. Je fermais les yeux dors. Dors évade toi comme ça tu te sentiras mieux. Ce n’est pas comme ça que tu fais 105 ?

Une douce chaleur m’envahit tandis que je me laisse aller dans la torpeur médicamenteuse du sommeil rendu lourd par les drogues. J’ai presque l’impression de sentir une haleine frémissante contre mon cou, des bras chaleureux m’entourer, m’envelopper entier. Peut-être des voix, lointaines mais douce, un corps a côté de moi. Je n’ai pas besoin de le voir pour le croire, je le sais, je le sens. Ma voix est un gazouillis joyeux et lointain, j’attrape une mèche de cheveux de la femme et la tire, elle ne dit rien contentant de retirer de ses mains fines et délicates, mes doigts boudinés de bébé se refermant sur le vide, je m’agite. Je sens presque la soie douce me frôler la peau, le sourire de la femme, les paroles d’une autre personne… Soudain on m’arrache a cette emprise douce et chaleureuse, le bonheur. Des bras m’agrippent fermement, trop fort. J’ai mal. On me tire les cheveux, des ongles me lacèrent la peau, je hurle, sentant le sang dans ma bouche, je crie m’arrachant les cordes vocales, jusqu’à que ma voix se brise, que j’ai l’impression de mourir. Peut-être que je suis mort.

C’est vrai quoi ! On ne peut pas définir, peut être que la vie est un immense rêve, que tout ça est irréel, qu’en fait la vie n’a aucun sens… On meurt tous un jour dit-on ? Alors pourquoi se tuer à la tache quand on sait que de toute façon tout ce qu’on fait ne sert a rien… Dans ces moments-là, ces pensées tu les repousses, tu les écartes. Peut-être que pour toi elle ne vaut même pas la peine d’être posée ? Peut-être que tu as peur… je navigue un instant dans le noir, seul un bruit retentit dans le silence abyssal. Tac tac tac. Le bruit continu tac tac tac… J’ouvre les yeux. Une main m’agrippe l’avant-bras. Trop fort. J’ai mal. Ses ongles s’enfoncent dans ma peau et je gémis en papillonnant du regard. Je suis dans ma cellule, seul. Une tête descend prêt de moi et je sens son haleine contre ma nuque, mais pas chaude et sentant la menthe fraiche comme dans mon « rêve », nauséabonde, sentant l’alcool, empestant le pourri et la fumée de cigares. Je grimace et il entre dans mon champ de vision.. Un homme un peu rondouillard aux yeux de fouines, le nez rougeaud et des cheveux coupés ras et gras. Ses mêmes petits yeux qui m’observait froidement était noir, poisseux, creux, des yeux de mort. C’était un regard crevassé ou on lisait la lassitude, le dégout, le mépris.

Ce regard, on me le lançait souvent. A nous les chiens. Il me relève brutalement en grommelant quelque chose comme « enfin réveillé ce salopard de gosse, un peu plus je lui aurai défoncé le crane » Je frémis en voyant l’image de ma tête écrabouillée contre le mur avec tout le sang et la cervelle, le petit homme trapus ne souriant même pas. J’écarte cette image, si toute cette vie était un cauchemar je voulais me réveiller. Mais quelque part au fond de moi je savais que se n’en serait pas un. C’était le matin et nous allons aller en dehors de l’arène (le colisée si vous préféré, enfin un truc un peu bizarre dans les montagnes je ne sais ou) pour creuser dans les mines, pour trouver quoi ? Aller devinez, c’est facile… Je n’entends pas bien… C’est… ? C’est… ? De l’or oui bravo faut te donner un prix. Bref on va creuser toute la journée dans la poussière, le charbon, la crasse luttant contre l’odeur de moisie qui se dégage du tunnel, le manque d’eau, de nourriture, d’oxygène, car oui dans un tunnel quand on va trop profond, c’est l’impression de suffoquer qui te fais t’écrouler avant même d’y avoir passé 1 heure. C’est ça le plus terrible, même en ayant passé ma vie je n’arrive pas a m’y habituer, tu as l’impression d’être compressé, des poumons se serrent tu peux a peine inspirer sans avoir des vertiges. Comme dans un tombeau. Ironique non ? Beaucoup meurent dans ces tunnels, les plus jeunes souvent, les poumons s’encrassent a cause de la poussière, de la fumée et toutes les merdes et tu attrapes plein de maladie.

Bon, ils ont au moins la gentillesse de nous achever vite quand on est malade. Je me laisse guider en silence, mais le rougeaud aux yeux de fouine nous abandonne (qu’elle tristesse !) et un jeune prends la relève, il est roux et a des taches de rousseurs de partout, il a quoi ? 20 ans ? En tout cas il ne semble pas très a l’aise a voir son pas hésitant, et la façon dont il m’empoignait le bras avec fermeté comme a un prisonnier sous haute surveillance. Il avait peur de quoi ? Que je le tape peut être ? tsss nan mais ces gardes je vous jure. On m’a conduit à la surface et j’ai accueillis l’air frais, comme je l’accueille chaque matin, avec bonheur et délectation. Luca me rejoins peut après semblant soulagé lui aussi de sortir. Tu ne sais pas ce qui t’attends pensais je tandis qu’il venait se mettre à côté de moi. Il gardait un visage inexpressif mais je sentais sa peur, dans son regard chocolat et qui s’échappait par tous les pores de sa peau. Je ne le rassurerais pas, ça ne sers a rien. Je vais me répéter mais il a raison d’avoir peur. On se dirige en silence, encadré par plusieurs personnes, tous des hommes en treillis sales en train de mâchouiller je ne sais pas quoi. Je ne vais pas tout vous raconter sinon vous allez vite vous ennuyer m’enfin quand même…

Toute la journée on s’est enfoncés dans les tunnels, les premiers enfants ont commencés à suffoquer mais n’avait pas le droit de remonter sous peine de se prendre une balle dans la tête (déjà arrivé) pour eux un de plus ou un de moins ça changeait pas grand-chose. Un bout de chiffon noué autour de ma bouche, ma peau semblant noire de terre et striée de coupures et de bleus. J’esquisse le geste mécanique de la pioche brisant la pierre. Soulève. En haut. Abaisse. Casse. Remonte. Mes bras et mes jambes étaient tiraillés par les crampes, les chocs répétitifs vibrants et résonnants dans tout mon corps, je laisse mon esprit s’éloigner. Je me dis parfois qu’il vaut mieux qu’il s’évade, loin, loin, loin… Comme porté sur les ailes d’un oiseau, sur le dos d’un cheval, porté par le vent. Si loin que je pouvais entendre le frémissement des étoiles sur la voute céleste, le bruit et les rumeurs de la terre tournant sur elle-même. Le bruit de l’univers. Tac tac tac. La cloche retentit signifiant la fin du travail dans les mines. Je redresse la tête et Luca qui était à côté de moi tousse avant de s’approcher du groupe qui se formait. Je pose ma pioche et me dirige vers la sortie avec les autres, faisant attention à ne pas trébucher même si j’étais bien loin dans mes pensées. C’était le regard vide que je me dis, que maintenant était un autre des pires moments, après la mine. Celui où tu vendais ton corps a un autre, comme une poupée de chiffon il pouvait faire ce qu’il voulait. Tout.

On nous fait retourner au colisée et on nous dirige dans des chambres, les mains et les chevilles nouées pour qu’on ne prenne pas la fuite. Le velours rouge de la chambre et les draps blancs du lit me semblait bien propre par rapport a moi. Je m’avance et m’assoie, attendant. Un homme entre. Il est plutôt grand, dans la quarantaine je dirais, une barbe naissante, pas trop gros mais un peu maigre, il me dévore des yeux. Moi l’innocent petit garçon. C’est dégueulasse, direz-vous. Mais vous ne savez pas ce que ça signifie. Vous détournerez les yeux a cette partie du texte, répugné, pourtant la curiosité vous poussera à lire. L’homme s’approche de moi, m’observant de haut en bas, et ferme la porte avec lenteur. Il enlève mon t-shirt. Je me laisse faire. Il enlève mon pantalon et le reste. Je me laisse faire. Il se met à nu aussi, avec un sourire de requin, vorace et terrifiant. Il noue mes mains aux barres de métal du lit, je ne dis rien. Vous vous direz, mais que fais-tu ?? Résiste !! Mais non. Je ne résisterai pas. Car je sais qu’il n’y a rien à faire, c’est tout. Je sens ses mains ma parcourir me faisant frissonner, je renverse la tête les yeux clos et les dents serrées, une larme coule le long de ma joue crasseuse laissant une trainée propre. Oui je ferme les yeux jusqu’à la toute fin.

On nous rince aujourd’hui, c’est plutôt agréable malgré que l’eau soit glacé ou brulante et nous frappent tel une vague c’est bon de se sentir propre. Tout le monde a ces tatouages, les tatouages de dragons. La marque des esclaves. Nous savons maintenant que même si nous fuyons, même si nous survivons, ce souvenir nous hantera toute notre vie. Chaque fois qu’on se lavera ou s’observera dans un miroir on verra les cicatrices, les stigmates de notre oppression. Entends-tu le tonnerre qui gronde ? Il est lointain mais les éclairs vont frapper quand même. On nous jeta de nouveau dans nos cellules. Tremblant je me relève et tourne mon regard vers Luca, il est recroquevillé dans un petit coin sombre, le visage posé sur ses genoux, je vois ses yeux, son regard. Il est vide, un peu comme celui de l’homme aux yeux de fouines. Vide de sens comme si son cerveau s’était mis en mode pose et qu’il ne voulait plus réfléchir. Beaucoup sont comme ça, puis ça leur passe. Ils sont traumatisés, loin de tout, voulant s’échapper de cette réalité terrible, ne voulant plus penser pour ne plus souffrir. Je me roule en boule sur ma paillasse m’abandonnant au sommeil sachant que ça ne servait a rien de discuter, qu’il ne me répondrait pas. Ce que je ne savais pas c’est ce qui allait se passer… j’ai juste entendu en somnolent les gardes parler

-Tss les salopards, ils nous ont trouvé, on va devoir purger les gamins et s’enfuir loin d’ici.

-Si on arrive à s’enfuir. Je n’aime pas purger, surtout après en avoir amassé autant, c’est un de ces gâchis !


Répliqua le second d’une voix grave et ténébreuse. Je m’endormis presque aussitôt après la discussion, tandis que les gardes s’éloignaient, leurs pas résonnant de long couloir des cellules et dans le labyrinthe souterrains du colisée. La dernière étincelle de lucidité que j’avais s’éteignit et emporta avec moi cette étrange discussion dont je ne comprenais pas le sens malgré moi… Je ne savais pas ce qui m’attendait mais j’avais un mauvais pressentiment... J’avais raison. D’avoir peur.

A l’aube on nous réveilla chacun notre tour avec la violence habituelle. Mais c’était différent, déjà pour deux choses ; de 1 c’était plus tôt, le soleil se levait à peine et l’on distinguait encore la lune dans le ciel rosé. De 2 ils ne nous ménageaient pas. Je veux dire que le gamin a côté de ma cellule s’est pris une balle dans la tête car il avait du mal à se relever. On nous poussait les uns contre les autres, on entendait des coups de feu un peu partout quand on n’avançait pas assez ou que un trainait, tombait, trébuchait, tout ce que vous voulez… Mais bordel que ce passait il ? Je tombe et je sens le canon d’une arme contre ma nuque. La légère pression s’accentue quand on me demande de me relever. Je tourne à demi la tête et voit le jeune d’hier, aux taches de rousseurs. Son regard effrayé, perdu et dégouté a été remplacé par la froideur dans ses prunelles vertes ternes. Un peu comme les algues dans les marécages, vous voyez ? Je frémis et me redresse presque aussitôt. Le pistolet toujours contre mon cou, son froid s’insinuant en moi et me glaçant le sang. Luca est à côté de moi, tous les enfants sont sorti, en groupe et nous nous sommes retrouvés serrés les uns contre les autres, la peur imprégnant chaque recoin du long corridor.

Nous étions… Comment dire… Un peu comme des moutons. Des moutons entourés par les chiens de berger, les bergers étaient les maitres et nous étions les animaux. Les gardes parfois on les appelait les zombies ou les chiens. C’était un peu naturel. On nous conduisait au pré. Ou à l’abattoir. C’était la deuxième option même si j’aurais préféré la première. Les coups de feu continuaient à poindre ici et là, un peu au hasard, et toi tu ne pouvais que prier, prier pour qu’une balle ne te tombe pas dessus et ne t’explose pas la cervelle. Les pleurs se faisait entendre, les cris de peur, de panique, les larmes, la sueur, le sang. Et l’odeur, mon dieu qu’elle odeur, une odeur âcre et métallique, de lait caillé, de mort. Les plus petits se faisaient piétiner par les grands et on ne pouvait que marcher sur leur corps. On nous conduit dans la grande arène, il faisait froid en ce matin d’hiver et vêtu qu’un simple short de coton et un débardeur ouvert dans le dos, je me mis à trembler comme tous les autres.

Étonnement je n’avais pas été séparé de Luca, il était la a côté de moi et serrait de sa petite main mon haillon qui me servait de t-shirt en tremblotant, la peur se lisant dans ses grands yeux chocolat. Mais plus que la peur, le défi. Le défi de ne pas mourir, de vivre. Je ne parvins pas a sourire. On se serrait les uns contre les autres pour se tenir chaud. Les gardes s’écartèrent et un maitre apparut en haut du Colisée, sur un petit balcon. Ce sourire… Ce sourire de requin, figé. Triomphale et arrogant. Était là le petit homme barbu et repus que nous voyons la, qui nous infligeait tout ça ? Était-ce lui au visage grassouillet, en costume d’une couleur violette immense, a la moustache et aux sourcils si broussailleux qu’ils semblaient se rejoindre ? J’avais soudain envie d’éclater de rire. Je l’aurais imaginé, grand, musclé avec le crâne rasé et des tatouages de partout.

Mais non, c’était un homme semblant « normal ». Que l’on pouvait croiser tous les jours sans même s’en rendre compte. D’autres gens –beaucoup beaucoup- étaient éparpillés un peu partout dans les gradins de l’arène, papotant, discutant comme si c’était normal. Normal que des enfants, maigres, sales et tatoués se trouve au milieu de l’arène… Dégoutant. Le gros sourcil demanda le silence – oui c’est son surnom officiel maintenant – demanda le silence. L’assemblée se tue, et un grand silence régna soudain brisé seulement par les pleurs des petits esclaves.

-Voilà maintenant nombreuses années que nous sommes ici. Nous avons amassé nombre d’esclaves, comme vous pouvez le constater ! Mais…. Il y a une fin a tout. Aujourd’hui j’ai appris qu’on nous avait retrouvés. Qui ? Le gouvernement, nous sommes inégal, un marché noir pas vrai ? Nous devons donc arrêter et recommencer un autre en ayant fui l’arrière-pays. Chers clients, chères clientes, mes fidèles, voici pour vous le dernier numéro des esclaves du dragon ! Les enfants s’entretueront. Ce sont des combats a mort et seul les 5 survivants auront le droit d’être libéré. Mes petits esclaves, vous ne voulez pas retrouver la liberté ?....

J’avais du mal a ingurgiter tout ça, ça devait être le cas des autres aussi car tout le monde dévisageait gros sourcils les yeux ronds. Les gens dans les gradins applaudirent et nous regardèrent de leurs petits yeux vicieux et de leurs sourires diaboliques. La peur me serre le ventre, luca serre mon t-shirt. Le maitre voyant que personne ne réagissait, rugit en tapant du poing sur une table, son visage tout rouge.

-Lancez les armes, gardes ! et vous, battez-vous ou je vous mitraille tous !! BATTEZ VOUS !

Les gardes qui étaient remontés et qui avait bloqué toutes les issues vidèrent des sacs de couteaux, de barres de fer, de pics, d’aiguilles, de pointes en métal, de dagues et beaucoup d’autres armes encore. Il y eu un instant de flottement ou l’on entendait que les tintements métalliques du métal s’affaissant dans le sable, les unes contre les autres… Puis ce fut la panique, une centaine d’enfant se précipitaient sur les armes en hurlant, les petits enfants de 4 ans comme les grands de 11 ans. Les premiers a s’emparer de couteaux les brandirent, frappant au hasard pour empêcher d’autres de les atteindre, tout le monde se bousculait, se marchait dessus. Moi et Luca nous ne bougions pas. Les bras ballant observant la scène, impuissant. Les cris étaient inhumains, la douleur, et le sang giclait de toute part. Tous ces enfants…

Ces enfants qui se faisait confiance, qui ont passé leur vie ensemble et parfois sont devenus plus qu’amis, des frères, des sœurs, s’entretuaient maintenant comme si les autres n’avaient jamais existés. La question de la survie, c’était pour leur vie. Je remarquais maintenant la nature humaine, si laide, si égoïste. On promet, on dit de belle parole mais finalement tout ça est creux. Luca cille et me regarde sans me voir, le liquide carmin continue de s’écouler sur la neige, la teintant de rouge. Un grand nombre d’esclave est déjà mort et si je ne fais rien ce sera mon tour. Et le tour de Luca. Je lève les yeux, mes grands yeux d’enfants qui auraient dû être innocent mais qui n’était que haine et cruauté, j’observe les gradins, le gros sourcil. Ils nous observent nous aussi, fiers, satisfaits et heureux de nous voir se battre pour notre survie. Comme des dieux bien cruels nous regardant de haut. Je serre les poings et les dents, mes longs cheveux corbeaux tombant sur mes épaules, poisseux. Je ne veux pas me battre, même si seulement j’étais plus fort… Je les déchiquèterais, les massacrerais, donnerais leurs entrailles pourries aux chiens et aux vautours… Luca me lâche, je sais qu’il est parti chercher une arme, pour me tuer peut être. Je ne sais plus, je n’en sais rien. Des enfants s’approchent de moi comme des morts vivants, les yeux vides et un étrange sourire aux lèvres. Je tremble, je veux me persuader que je ne suis pas comme eux, que je ne tue pas pour survivre…

Mais pourtant qu’elle est cette envie, cette pensée qui me pousse, qui me donne envie d’aller chercher une arme pour trancher la chair. Je veux me venger. C’est vraiment ce que tu veux ? Je peux te donner la force. La voix claire qui avait raisonnée dans mon esprit me glaça le sang. Elle était forte, froide et mielleuse. Je vois les enfants s’approcher, tout tourne autour de moi, un mal de tête aigus me transpercent le crane et me fait vibrer, une veine pulse a ma tempe et des sueurs froides me coulent dans le dos. « J’aimerais devenir plus fort » affirmais je d’une voix la plus forte et déterminée que je n’avais jamais fait. Même si celle-ci tremblait légèrement, ma lèvre inférieure frémissant. Je me demandais si je ne devenais pas fou, peut être… Peut-être que j’étais fou mais je m’en fichais un peu, après tout si je mourrai… plus rien n’aurai d’importance. Je ferme les yeux très fort, j’entendais les battements de mon cœur résonner dans tout mon être, Je la veux, je la veux, je la veux… me répétais je inlassablement, n’ayant jamais autant désiré quelque chose de toute ma vie. Les autres commençaient a avancer, l’un m’agrippa le bras et le serra et un autre m’attrapa a la gorge, la serrant.

Je suffoquais, manquais d’air, mais j’étais déterminé a ne pas céder, pas avant de l’avoir obtenue. Cette force. Des larmes brulantes de souffrance perlaient a mes yeux, je ne pouvais plus inspirer, mon cou me lacérait, comme une corde, je lâchais un gargouillement étranglé et éraillé tandis que celui qui me tenait me soulevait du sol. J’allais mourir, je ne voulais pas. Je relevais la tête dignement pour fixer mon agresseur qui n’était d’autre que Luca. J’avais l’impression que mon cœur se déchirait en lambeau, me faisant plus souffrir que mon corps alors que celui-ci n’était qu’une plaie béante. Je voulais voir si tu étais était déterminé à vivre mais apparemment c’est le cas. Je vais te donner ta force, Noah du pouvoir. Venge toi de ceux qui t’on fait du mal.
La voix résonna de nouveau dans mon esprit, scrutant les autres je vis que seul moi l’entendais. C’était comme si la personne prononçant ces mots se trouvait à côté de moi, je sentais pratiquement une main glacée se poser sur mon épaule et un souffle de givre au creux de mon cou.

   

   
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Obake Ayato
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MessageSujet: Re: Sono yō na sonoyōni kotonaru ~ Ningyo    Ven 31 Juil - 11:57

Continu bien ma petite soso ! Comme sa on pourra commencer un rp ^^


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Sono yō na sonoyōni kotonaru ~ Ningyo
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